ParcoursAuvers-sur-Oise avec Vincent van Gogh
Auvers-sur-Oise avec Vincent van Gogh

Auvers-sur-Oise avec Vincent van Gogh

lumièrele deuilla mainEuropeArts et LitteratureArchitectureNature Jardin
Géolocalisé & Virtuel5 étapes60 min (virtuel)

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    L'église qui tourmente mon âme

    "Regardez cette église ! Regardez comme elle se dresse contre le ciel ! J'ai planté mon chevalet juste là, en juin, et j'ai peint ce que je ressentais : non pas l'église telle qu'elle est, mais l'église telle qu'elle vit en moi. Voyez-vous ce ciel bleu cobalt qui tourbillonne ? C'est mon ciel intérieur, mon tourment, ma quête impossible de paix. Cette femme que j'ai peinte sur le chemin, elle va quelque part, elle a un but. Moi, je suis comme cette église : planté là, massif et sombre, cherchant le ciel mais enraciné dans la terre lourde. L'architecture gothique me fascine - ces lignes qui s'élancent vers Dieu, ces flèches qui percent les nuages. J'ai pris des libertés avec la perspective, je l'avoue. Un peintre n'est pas un photographe ! Je voulais rendre l'émotion du lieu, pas sa simple apparence."

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    Les Champs de Blé aux Corbeaux

    "Montez avec moi vers ces champs. Voyez comme le blé ondule sous le vent ! J'ai peint ces champs plusieurs fois durant mon séjour ici. Dans un de mes tableaux les plus célèbres, j'ai représenté trois chemins qui se séparent sous un ciel d'orage, avec des corbeaux noirs qui s'envolent. Les gens disent que c'est mon tableau le plus sombre, le plus angoissant. Ils y voient la mort qui approche. Peut-être ont-ils raison. Ces chemins qui ne mènent nulle part, ce ciel oppressant, ces corbeaux de mauvais augure... C'est vrai que j'étais tourmenté. Mais j'y voyais aussi la beauté sauvage de la nature, la vie explosive du blé doré, la liberté des oiseaux. C'est quelque part dans ces champs que j'ai pointé le revolver vers ma poitrine. Je voulais viser le cœur, mais la balle a dévié. Je me suis traîné jusqu'à l'auberge, le sang coulant sous ma chemise. 'Je me suis blessé', ai-je dit à Ravoux. Comme si c'était un accident..."

  3. 3

    Notre Repos Éternel

    "Voici l'endroit où je repose désormais, avec mon cher Théo à mes côtés. N'est-ce pas étrange de vous parler depuis ma tombe ? Mais laissez-moi vous raconter. Ils m'ont enterré ici le 30 juillet 1890. Il faisait beau, paraît-il. Le docteur Gachet a pleuré sur ma tombe. Théo aussi, bien sûr. Mon pauvre Théo... Il ne m'a pas survécu longtemps. Six mois après moi, consumé par le chagrin et la maladie, il m'a rejoint. Sa veuve, la courageuse Johanna, a fait rapatrier sa dépouille des Pays-Bas en 1914 pour qu'il repose près de moi. Voyez ce lierre qui couvre nos deux tombes ? C'est elle qui l'a choisi : le lierre symbolise la fidélité éternelle. Et c'est bien cela qui nous unit, Théo et moi : une fidélité qui a transcendé la mort. Les gens viennent du monde entier déposer des tournesols, des tubes de peinture, des pinceaux. Comme si je pouvais peindre encore..."

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    Mes Dernières Racines

    "Voici l'endroit. Mon dernier endroit. Ce talus où j'ai posé mon chevalet le matin du 27 juillet 1890. Regardez ces racines tortueuses, ces troncs qui s'enchevêtrent comme les veines d'un cœur malade. C'est ce que j'ai peint ce jour-là - mon dernier tableau. Je ne savais pas encore que ce serait le dernier, bien sûr. Ou peut-être que si ? Ces racines qui luttent pour s'accrocher à la terre, qui se tordent, qui s'entremêlent... N'est-ce pas l'image parfaite de la vie ? Cette lutte perpétuelle entre la mort et la volonté de vivre ? J'ai peint toute la matinée ici. La lumière était belle, dorée, chaude. Et puis l'après-midi, j'ai marché vers les champs de blé, là-haut. J'avais un revolver dans ma poche. Le reste, vous le connaissez. Ce tableau est resté inachevé, voyez-vous. Quelques touches auraient encore été nécessaires. Mais peut-être est-il parfait ainsi - inachevé, comme ma vie."

  5. 5

    Mon Refuge - L'Auberge Ravoux

    "Voici ma demeure, mon ami. Cette modeste auberge de Monsieur Ravoux m'accueille pour 3 francs 50 par jour - pension complète, s'il vous plaît ! Ma chambre se trouve tout en haut, sous les toits. Elle est petite, à peine 7 mètres carrés, mais quelle lumière ! De ma fenêtre mansardée, je vois les champs de blé onduler comme une mer dorée. Je n'ai besoin de rien d'autre qu'un lit, une chaise et ma palette. Ici, je peins comme un possédé - un tableau par jour parfois ! Théo, mon frère bien-aimé, m'envoie de l'argent et des toiles depuis Paris. Sans lui, je ne serais rien. C'est dans cette chambre que je me suis traîné après m'être tiré cette balle maudite dans la poitrine, le 27 juillet. J'ai agonisé deux jours, fumant ma pipe sur mon lit. Théo est accouru de Paris. Il pleurait en me tenant la main. Moi qui lui avais causé tant de soucis, tant de dépenses... Je lui ai murmuré : 'La tristesse durera toujours.' C'était vrai. Elle dure encore."

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