ParcoursLavoisier, père de la chimie moderne
Lavoisier, père de la chimie moderne

Lavoisier, père de la chimie moderne

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Mode virtuel7 étapes

Plongez dans la vie d'un génie qui a transformé notre façon de comprendre la matière, et payé sa curiosité de sa tête.

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    Paris, rue du Four, l'enfance d'un héritier

    Antoine-Laurent de Lavoisier naît le 26 août 1743 à Paris, dans une famille de la haute bourgeoisie parisienne. Son père est avocat au Parlement de Paris, et sa mère, décédée alors qu'il n'a que cinq ans, lui laisse une fortune considérable. Élevé par sa tante maternelle, il reçoit une éducation soignée au prestigieux collège Mazarin, l'actuel lycée Louis-le-Grand. Il y étudie les sciences, la botanique, la météorologie et la géologie, bien avant de se consacrer à la chimie. C'est un enfant brillant et méthodique, pour qui observer le monde est une vocation dès l'adolescence.

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    La Ferme générale, la double vie

    En 1768, à seulement 25 ans, Lavoisier investit une partie de sa fortune pour entrer dans la Ferme générale, une compagnie privée chargée de collecter les impôts pour le compte du roi. Ce choix lucratif lui assure un revenu considérable et finance intégralement ses recherches scientifiques. Mais il lui vaudra aussi une réputation sulfureuse : les fermiers généraux sont détestés du peuple pour leur zèle fiscal et les abus liés à leur fonction. La même année, il est élu à l'Académie royale des sciences, le sommet du prestige intellectuel. Lavoisier mène donc une double vie : grand commis de l'État le jour, expérimentateur passionné le soir.

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    L'Arsenal de Paris, le laboratoire du monde

    En 1775, Lavoisier est nommé régisseur des poudres et salpêtres, responsable de la production de poudre à canon pour le royaume de France. Il s'installe avec sa jeune épouse Marie-Anne Pierrette Paulze dans un logement de fonction à l'Arsenal de Paris, où il aménage le laboratoire le plus sophistiqué d'Europe. Les murs regorgent d'instruments de précision : balances capables de peser au milligramme, cloches de verre, gazomètres, thermomètres. C'est ici que naissent les grandes découvertes : la composition de l'air, la nature de la combustion, la loi de conservation de la masse. Et Marie-Anne n'y est pas une simple spectatrice, elle traduit les articles scientifiques anglais, dessine les illustrations des expériences et tient les registres avec une rigueur exemplaire.

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    La révolution de l'oxygène

    En 1777, Lavoisier présente à l'Académie des sciences une théorie qui bouleverse deux mille ans de croyances : la combustion n'est pas due au phlogistique, une substance mystérieuse censée s'échapper lors de la brûlure, mais à une réaction avec un gaz de l'air, qu'il nomme 'oxygène' (du grec 'qui engendre l'acide'). Il démontre que l'air est un mélange d'oxygène et d'azote, que la respiration est une combustion lente, et que l'eau n'est pas un élément mais une combinaison d'hydrogène et d'oxygène. Sa loi fondamentale : 'Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.' Cette phrase, qu'il n'a probablement jamais écrite mot pour mot, résume pourtant parfaitement sa pensée.

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    Le Traité élémentaire de chimie, 1789

    En 1789, année de la Révolution française, Lavoisier publie son œuvre maîtresse : le Traité élémentaire de chimie. Ce livre fonde la chimie moderne sur trois piliers : une nouvelle nomenclature (les noms des substances reflètent leur composition), une liste de 33 éléments chimiques (certains seront par la suite subdivisés, mais le principe est révolutionnaire), et une méthode expérimentale fondée sur la mesure quantitative. Le Traité est traduit en anglais, en allemand, en espagnol et en italien dès ses premières années. Il forme des générations entières de chimistes dans le monde entier. Deux révolutions en une seule année, l'une politique, l'autre scientifique.

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    La guillotine et la science, 1794

    La Révolution française bascule dans la Terreur. Lavoisier, comme tous les anciens fermiers généraux, est arrêté en novembre 1793. Son procès est expéditif : le tribunal révolutionnaire n'a que faire de sa gloire scientifique. Selon la légende, le juge Coffinhal aurait déclaré : 'La République n'a pas besoin de savants.' Lavoisier est guillotiné le 8 mai 1794, place de la Révolution, aujourd'hui place de la Concorde, à Paris. Il avait 50 ans. Le mathématicien Joseph-Louis Lagrange, son ami, commenta sobrement : 'Il ne leur a fallu qu'un moment pour faire tomber cette tête, et cent ans peut-être ne suffiront pas pour en reproduire une semblable.'

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    L'héritage : la chimie moderne naît ici

    La mort de Lavoisier n'arrêta pas la révolution qu'il avait déclenchée. Ses disciples, notamment Berthollet, Guyton de Morveau et Fourcroy, diffusèrent sa nomenclature dans le monde entier. Le système qu'il avait créé, nommer les composés selon leurs constituants, est encore celui que nous utilisons aujourd'hui : dioxyde de carbone, monoxyde d'azote, chlorure de sodium. Ses méthodes de mesure rigoureuse devinrent le standard universel de la chimie. Et sa loi de conservation de la masse, vérifiée des millions de fois depuis, reste l'un des piliers de la physique et de la chimie modernes. Lavoisier avait 50 ans quand il mourut, on se prend à imaginer ce qu'il aurait accompli avec vingt ans de plus.

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En quelle année Lavoisier fut-il guillotiné place de la Révolution à Paris ?

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