Kazakhstan, l'immensité retrouvée
Des steppes infinies aux villes futuristes, le Kazakhstan est une invitation au vertige. Partez à la découverte d'un pays qui a tout réinventé en trente ans.
Carte du parcours
Étapes du parcours
- 1
La steppe infinie des Kazakhs
Le Kazakhstan couvre 2,7 millions de kilomètres carrés, ce qui en fait le plus grand pays enclavé du monde, sans accès à aucun océan. Son territoire est dominé par la Grande Steppe, un ocean d'herbes et de terres arides qui s'étire de la mer Caspienne aux contreforts de l'Altaï. Depuis des millénaires, des peuples nomades y ont fait paître leurs troupeaux, forgé des empires à cheval et développé une culture fondée sur la mobilité et l'hospitalité. Le mot « Kazakh » lui-même signifie approximativement « homme libre » ou « vagabond » en turcique, un héritage de cette identité nomade profondément ancrée.
- 2
Sur la route de la Soie
Pendant plus d'un millénaire, les caravanes de marchands reliaient la Chine à la Méditerranée en traversant les territoires qui forment aujourd'hui le Kazakhstan. La ville de Turkestan, au sud du pays, était l'un des grands carrefours de cet échange mondial : épices, soieries, chevaux, idées religieuses et savoirs scientifiques y transitaient. Le mausolée de Khoja Ahmed Yasawi, construit au XIVe siècle par ordre de Tamerlan, est le monument le mieux conservé de cette époque sur le territoire kazakhstanais. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2003 et témoigne du rayonnement de la culture islamique dans ces steppes lointaines.
- 3
Baïkonour, porte de l'espace
Au milieu des steppes kazakhstanaises, à des centaines de kilomètres de toute grande ville, se trouve le cosmodrome de Baïkonour, le plus ancien et le plus vaste site de lancement spatial encore en activité dans le monde. C'est de là que Youri Gagarine est parti le 12 avril 1961, devenant le premier être humain à voler dans l'espace. Construit par l'URSS dans le plus grand secret dans les années 1950, le site était si confidentiel que les Soviétiques avaient même créé une fausse ville homonyme à 300 km de là pour tromper les espions occidentaux. Aujourd'hui, le Kazakhstan loue le cosmodrome à la Russie, et des fusées Soyouz continuent d'y décoller régulièrement.
- 4
La mer d'Aral, catastrophe annoncée
À la frontière entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan se trouve l'un des désastres écologiques les plus spectaculaires du XXe siècle : l'assèchement de la mer d'Aral. Dans les années 1960, la mer d'Aral était le quatrième plus grand lac du monde. Puis l'URSS a détourné ses deux fleuves nourriciers pour irriguer des champs de coton dans le désert. En cinquante ans, la mer a perdu plus de 90 % de son volume. Des bateaux de pêche rouillent désormais dans le sable à des dizaines de kilomètres de toute eau. Mais depuis les années 2000, le Kazakhstan a construit une digue pour sauver la partie nord du lac, la « petite mer d'Aral », avec un succès encourageant : le niveau a remonté de plusieurs mètres.
- 5
Almaty, la cité sous les neiges
Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan, est une ville d'un million et demi d'habitants nichée au pied des montagnes enneigées du Tian Shan, à quelques kilomètres de la frontière chinoise. Fondée comme forteresse russe en 1854 sous le nom de Verny, elle a été la capitale de la République soviétique du Kazakhstan avant d'être supplantée par Astana en 1997. Almaty reste le poumon économique et culturel du pays : c'est là que se concentrent les universités, les galeries d'art, les entreprises et la scène musicale kazakhe contemporaine. La ville est aussi réputée pour ses pommiers sauvages : les scientifiques pensent que c'est dans cette région qu'est née la pomme domestique il y a des millénaires.
- 6
Astana, capitale du futur
Astana est l'une des rares capitales à avoir été construite presque de toutes pièces à la fin du XXe siècle, en plein milieu d'une steppe balayée par des vents à -40°C en hiver. L'architecte japonais Kisho Kurokawa a conçu le plan général de la ville, et des stars de l'architecture mondiale comme Norman Foster y ont laissé leur empreinte avec des bâtiments spectaculaires. La ville a changé trois fois de nom : Akmola, Astana, Nur-Sultan, puis de nouveau Astana en 2022, après la chute de la statue politique de l'ex-président Nazarbaïev. Symbole d'ambition nationale, Astana accueille depuis 2017 l'Expo internationale sur les énergies du futur, confirmant la volonté du Kazakhstan de s'imposer sur la scène mondiale.
- 7
L'indépendance et le renouveau
Le 16 décembre 1991, le Kazakhstan est le dernier des républiques soviétiques à avoir déclaré son indépendance, quelques jours avant la dissolution officielle de l'URSS. Depuis, le pays a connu une transformation économique spectaculaire, portée par ses immenses réserves de pétrole, de gaz naturel et d'uranium : le Kazakhstan est aujourd'hui le premier producteur mondial d'uranium. La culture kazakhe connaît un renouveau intense : la langue kazakhe, longtemps marginalisée au profit du russe, est désormais promue dans l'enseignement et les médias. Et la yourte, symbole millénaire de la vie nomade, figure fièrement au centre du drapeau national, rappelant que cette nation ultramoderne n'a pas oublié d'où elle vient.
Badge à gagner
Kazakhstan
Perle temporelle
En quelle année le Kazakhstan a-t-il déclaré son indépendance de l'URSS ?
Réponse à découvrir dans l'application
Jouez ce parcours dans l'application
Télécharger Ker