ParcoursVladivostok, bout du monde russe
Vladivostok, bout du monde russe

Vladivostok, bout du monde russe

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Mode virtuel7 étapes

Au bout du Transsibérien, là où la Russie touche le Pacifique. Partez à la découverte d'une ville de légende, carrefour de l'Empire, des glaces et des cultures.

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    Fondation d'un avant-poste impérial

    En 1860, des soldats russes débarquent sur une presqu'île battue par les vents du Pacifique et plantent le drapeau de l'Empire. La ville reçoit un nom audacieux : Vladivostok, qui signifie littéralement « Maîtrise de l'Est » en russe. Ce poste militaire minuscule est destiné à ancrer l'influence russe face aux ambitions chinoises, japonaises et américaines dans la région. Le traité de Pékin, signé cette même année, officialise la cession de ce territoire par la Chine à la Russie. En quelques décennies, l'avant-poste devient l'un des plus grands ports militaires de l'Empire.

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    Le Transsibérien : terminus glorieux

    En 1916, le dernier tronçon du Transsibérien est achevé, faisant de Vladivostok le terminus officiel de la plus longue ligne de chemin de fer du monde : 9 288 kilomètres reliant Moscou à la mer du Japon. La gare de Vladivostok, construite dans un style néo-russe, affiche fièrement sur son quai une borne indiquant « 9 288 km ». Ce chantier titanesque, commencé en 1891, a mobilisé des centaines de milliers d'ouvriers, de bagnards et de soldats. Le Transsibérien a transformé Vladivostok : d'avant-poste militaire isolé, la ville devient un nœud commercial et stratégique reliant l'Europe à l'Asie-Pacifique.

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    La ville fermée : secret de guerre froide

    Pendant toute la Guerre froide, Vladivostok a été une ville fantôme sur les cartes officielles. En tant que base de la Flotte du Pacifique soviétique, elle était classée « ville fermée » : aucun étranger n'y était admis, et même les citoyens soviétiques devaient obtenir un laissez-passer spécial pour y entrer. Les maps publiées à l'époque en URSS représentaient parfois la ville de façon délibérément erronée. Ce n'est qu'en 1992, après la chute de l'URSS, que Boris Eltsine ouvre officiellement Vladivostok au monde. Les habitants découvrent alors qu'ils vivaient dans l'une des bases navales les plus secrètes de la planète.

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    Le pont de la Corne d'Or

    La baie de la Corne d'Or sépare le centre historique de Vladivostok de ses faubourgs depuis toujours, et pendant longtemps, le seul moyen de la traverser était un ferry. En 2012, pour le sommet de l'APEC (forum de coopération Asie-Pacifique), la Russie inaugure un pont suspendu spectaculaire enjambant la baie : 1 388 mètres de tablier, des pylônes de 226 mètres de haut. Le nom « Corne d'Or » est un hommage direct à la Corne d'Or d'Istanbul, que la baie de Vladivostok évoque par sa forme. Ce pont, symbole d'une ville en mutation, a transformé la silhouette de Vladivostok et son rapport à son propre territoire.

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    Carrefour des cultures d'Asie-Pacifique

    Vladivostok n'a jamais été une ville purement russe. Dès la fin du XIXe siècle, des milliers de Chinois, de Coréens et de Japonais s'y installent pour travailler dans les chantiers, les commerces et les pêcheries. Le quartier chinois est alors l'un des plus vivants de la ville. Sous Staline, les minorités coréenne et chinoise sont brutalement déportées vers l'Asie centrale par crainte d'une cinquième colonne. Aujourd'hui, Vladivostok renoue avec cette identité multiculturelle : la Corée du Sud et la Chine sont les principaux partenaires économiques de la ville, et les restaurants coréens et japonais rivalisent avec les blinis des brasseries russes.

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    L'Intervention alliée de 1918–1922

    Peu après la Révolution russe, Vladivostok devient le théâtre d'un épisode méconnu de l'histoire mondiale : l'intervention militaire alliée en Sibérie. Des soldats américains, japonais, britanniques, français et canadiens débarquent dans la ville pour soutenir les armées Blanches contre les Bolcheviks. À son pic, plus de 70 000 soldats étrangers foulent le sol de Vladivostok. Le Japon, qui espère annexer la région, est le dernier à se retirer, en 1922. Cet épisode laisse une méfiance durable de la Russie envers toute ingérence étrangère dans son Extrême-Orient.

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    Vladivostok aujourd'hui : la fenêtre sur l'Asie

    Depuis 2015, Vladivostok accueille chaque automne l'Eastern Economic Forum, une grand-messe diplomatique et économique où se rencontrent les dirigeants russes, chinois, japonais et coréens. La ville est devenue le symbole du « pivot vers l'Est » de la politique russe. Son université fédérale, construite sur l'île Rousski pour l'APEC 2012, est aujourd'hui l'une des plus modernes de Russie. Les habitants de Vladivostok conduisent des voitures japonaises d'occasion importées de Hokkaido, mangent des raviolis coréens et des dim sum, et regardent Moscou comme une ville lointaine et étrangère, à 9 000 km, c'est compréhensible.

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En quelle année le poste militaire russe de Vladivostok a-t-il été officiellement fondé ?

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