ParcoursOman, l'empire des parfums
Oman, l'empire des parfums

Oman, l'empire des parfums

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Mode virtuel7 étapes

Entre désert de sable rouge et fjords arabes, Oman cache mille siècles d'histoire. Partez à la découverte d'un sultanat qui a su relier l'Orient et l'Occident sans jamais se perdre.

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    La route de l'encens, Dhofar

    Bien avant le pétrole, Oman régnait sur une ressource encore plus précieuse : l'encens. La région du Dhofar, au sud du pays, produisait le boswellia sacra, un arbre dont la résine — l'oliban — parfumait les temples de l'Égypte ancienne, de Rome et de Babylone. La ville de Sumhuram, aujourd'hui en ruines près de Salalah, était l'un des ports d'embarquement de cet or blanc vers l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. L'UNESCO a inscrit les sites de la route de l'encens omanaise au patrimoine mondial en 1999, reconnaissant ainsi un commerce vieux de 5 000 ans.

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    Les falajes, l'eau venue du fond de la terre

    Dans un pays aussi aride qu'Oman, l'eau est une question de survie — et les Omanais l'ont résolue avec un génie admirable : les falajes. Ce sont des aqueducs souterrains qui captent les eaux des nappes phréatiques en montagne et les acheminent par gravité jusqu'aux villages et aux palmeraies, parfois sur des dizaines de kilomètres. Le système existe depuis au moins 3 000 ans et certains falajes encore en activité aujourd'hui datent de l'Antiquité. L'UNESCO a reconnu les falajes d'Oman au patrimoine mondial de l'humanité en 2006, saluant l'une des plus anciennes techniques hydrauliques toujours en usage.

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    Mascate et la forteresse Mirani

    Mascate, la capitale d'Oman, est une ville étonnante : nichée entre des montagnes noires et la mer d'Oman, elle a été l'une des places fortes les plus convoitées du commerce maritime de l'océan Indien. Les Portugais s'en emparèrent en 1507 et y construisirent les forteresses de Mirani et Jalali, deux bastions qui veillent encore aujourd'hui sur l'entrée du port. Oman prit sa revanche en 1650 sous la dynasty Ya'aruba, chassant les Portugais après 143 ans d'occupation — un exploit militaire qui redessina les équilibres de l'océan Indien. Aujourd'hui, le vieux Mascate avec ses palais blancs et ses ruelles odorantes de rose et de bois de oud reste l'un des centres historiques les mieux préservés du Golfe.

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    L'empire maritime omanais à Zanzibar

    Au XIXe siècle, le sultanat d'Oman atteignit son apogée sous le sultan Saïd ibn Sultan, dit Saïd le Grand, qui transféra même sa capitale de Mascate à Zanzibar en 1840. Cette île de l'océan Indien, aujourd'hui rattachée à la Tanzanie, devint le centre d'un empire commercial qui s'étendait des côtes africaines jusqu'au Golfe Persique. Zanzibar était le premier marché mondial du clou de girofle et l'un des principaux points de transit de l'ivoire, malheureusement aussi du commerce d'esclaves. Quand Saïd mourut en 1856, son empire fut partagé entre ses fils : l'un garda Oman, l'autre Zanzibar, créant deux sultanats distincts qui existent encore symboliquement aujourd'hui.

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    Le sultan Qabous et la renaissance d'Oman

    En 1970, un coup d'État silencieux changea le destin d'Oman : le jeune Qabous ibn Saïd renversa son propre père, Sultan Saïd ibn Taymur, un homme qui avait interdit les lunettes, la radio et les pantalons à ses sujets. Qabous, formé à l'académie militaire de Sandhurst en Angleterre, avait des idées très différentes : en 50 ans de règne, il transforma un pays qui n'avait que trois écoles en une nation moderne avec des centaines d'hôpitaux et d'universités. Il mena aussi une diplomatie de la neutralité remarquable, maintenant des relations avec Israël et l'Iran, les États-Unis et la Russie simultanément. Qabous mourut en janvier 2020 après 50 ans de règne, salué comme l'un des dirigeants les plus habiles du XXe siècle arabe.

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    Les Wadis et les fjords de Musandam

    Oman réserve des paysages qui défient l'imagination : au nord du pays, la péninsule de Musandam, séparée du reste d'Oman par les Émirats arabes unis, plonge dans le détroit d'Ormuz avec des falaises vertigineuses qui forment des fjords dignes de Norvège — on les appelle les khors. Pour les géologues, c'est un paradoxe : ces fjords ne sont pas creusés par des glaciers mais par l'action de l'eau douce et l'effondrement de la croûte terrestre dans un contexte tectonique rarissime. Dans l'intérieur des terres, les wadis — ces vallées fluviales asséchées qui se remplissent violemment lors des pluies — abritent une biodiversité surprenante : dauphins dans les fjords, bouquetins sur les falaises, et même des tortues marines qui pondent sur les plages isolées. Musandam contrôle le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

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    Sindbad le marin, mythe omanais

    Sindbad le marin, le héros des Mille et Une Nuits qui traverse les océans et affronte des monstres fabuleux, serait né de la tradition maritime omanaise. Sohar, ville côtière du nord d'Oman, est considérée comme la ville natale légendaire de Sindbad, et les marins omanais naviguaient effectivement jusqu'à la Chine, à Zanzibar et en Inde dès le VIIe siècle sur des bateaux cousus appelés boutres, sans un seul clou de métal. En 1980, l'explorateur britannique Tim Severin construisit un boutre traditionnel omanais à Sohar, le nomma Sohar, et navigua jusqu'à Canton (Guangzhou) en Chine en 221 jours pour prouver que ces voyages étaient réellement possibles. Aujourd'hui, la construction des boutres est inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO, une reconnaissance de l'art naval omanais millénaire.

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Perle temporelle

En quelle année le sultan Saïd ibn Sultan transféra-t-il la capitale de l'empire omanais de Mascate à Zanzibar ?

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