ParcoursBrahms, le titan romantique
Brahms, le titan romantique

Brahms, le titan romantique

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Mode virtuel7 étapes

De Hambourg à Vienne, suivez le destin d'un génie tourmenté qui a fait trembler le monde musical du XIXe siècle.

Carte du parcours

Étapes du parcours

  1. 1

    Hambourg : l'enfance des tavernes

    Johannes Brahms naît le 7 mai 1833 à Hambourg, dans le quartier populaire du Gängeviertel. Son père, contrebassiste, lui enseigne la musique dès l'âge de cinq ans. Pour aider sa famille, le jeune Johannes joue du piano dans les tavernes et bordels du port, une expérience qu'il ne mentionnera jamais publiquement mais qui marquera profondément sa sensibilité musicale. À sept ans, il est confié à Eduard Marxsen, l'un des meilleurs pianistes de la ville, qui reconnaît immédiatement son talent exceptionnel. Hambourg façonne en lui un mélange unique d'austérité nordique et de chaleur populaire.

  2. 2

    Schumann : la rencontre qui change tout

    En septembre 1853, le jeune Brahms, âgé de vingt ans à peine, frappe à la porte de Robert Schumann à Düsseldorf, muni d'une lettre de recommandation du violoniste Joseph Joachim. Il joue quelques mesures au piano, Schumann est sidéré. Quelques semaines plus tard, il publie dans la revue Neue Zeitschrift für Musik un article prophétique intitulé 'Neue Bahnen' ('Nouvelles voies'), proclamant que Brahms est l'héritier désigné de Beethoven. Pour un jeune inconnu, c'est un tremplin fulgurant, et une pression écrasante. Brahms devient proche de Clara Schumann, épouse de Robert, et cette amitié-amour complexe durera jusqu'à la mort de Clara en 1896.

  3. 3

    Detmold & Hambourg : années de doute

    Après l'effervescence de la rencontre avec les Schumann, Brahms traverse une longue période d'incertitude. Entre 1857 et 1860, il travaille comme chef de chœur à la petite cour de Detmold, en Westphalie, un poste tranquille mais loin de l'ambition qu'on lui prête. Il tente d'obtenir le poste de directeur de la Philharmonie de Hambourg, sa ville natale : il essuie un refus humiliant. Cette blessure ne guérira jamais. C'est pourtant pendant cette période qu'il compose son Premier Concerto pour piano, œuvre monumentale et sombre, sifflée à sa création à Hanovre en 1859. L'échec public d'une œuvre jugée 'trop difficile' renforce sa tendance à l'autocritique sévère.

  4. 4

    Vienne : la gloire du Requiem allemand

    En 1863, Brahms s'installe progressivement à Vienne, capitale musicale de l'Europe. La ville l'adopte, et lui s'y enracine définitivement. C'est là qu'il crée en 1868, à la cathédrale de Brême, son chef-d'œuvre choral : le Requiem allemand. Contrairement aux requiems latins traditionnels, Brahms compose un texte en allemand tiré de la Bible luthérienne, centré non sur la colère divine mais sur la consolation des vivants. L'œuvre est une réponse à la mort de sa mère en 1865, et peut-être à celle de Schumann en 1856. La création à Brême est un triomphe immédiat : Brahms, à 35 ans, est enfin reconnu par toute l'Europe comme un grand compositeur.

  5. 5

    La guerre des romantiques

    Dans la Vienne des années 1860-1880, la scène musicale est déchirée par une querelle idéologique féroce : d'un côté, les partisans de Wagner et Liszt, champions du 'poème symphonique' et de la 'musique de l'avenir' ; de l'autre, les défenseurs de la forme classique, représentés par le critique Eduard Hanslick, et, malgré lui, par Brahms. Ce dernier n'a jamais cherché cette guerre, mais ses symphonies, ses sonates et ses quatuors s'inscrivent clairement dans la tradition de Bach, Beethoven et Mozart. Wagner le traitait de 'talent médiocre'. Brahms, lui, admirait Wagner en secret et gardait des partitions wagnériennes sur son piano. L'ironie de l'histoire : les deux hommes ne se rencontrèrent qu'une seule fois, brièvement, en 1864.

  6. 6

    Bad Ischl : les quatre symphonies

    Brahms passa de nombreux étés dans la station thermale de Bad Ischl, en Autriche, où il aimait composer dans un calme champêtre. C'est là qu'il continua à travailler à ses grandes symphonies, dont la Quatrième et dernière, achevée en 1885. Cette symphonie est une œuvre hors du commun : son dernier mouvement est une passacaille, une forme baroque vieille de deux siècles, appliquée à un orchestre romantique. Il faut vingt ans à Brahms pour oser composer sa Première Symphonie, tant la pression de l'héritage de Beethoven est pesante. Quand il la crée enfin en 1876, il a 43 ans. Le chef Hans von Bülow la surnomme immédiatement 'la Dixième de Beethoven'.

  7. 7

    Vienne : le dernier Brahms

    Les dernières années de Brahms à Vienne sont marquées par une étrange sérénité. Il renonce aux grandes formes et compose de courtes pièces pour piano, les Intermezzi op. 117, 118 et 119, d'une intimité bouleversante. En 1896, il apprend la mort de Clara Schumann et arrive trop tard à l'enterrement. Il compose les Quatre Chants sérieux op. 121, un cycle pour voix et piano d'une gravité absolue, que certains considèrent comme son testament musical. Le 3 avril 1897, Johannes Brahms meurt d'un cancer du foie à Vienne, à 63 ans. La ville entière est en deuil. Sur son cercueil, ses amis déposent des branches de laurier, ce même laurier dont l'écrasante tradition avait pesé sur toute sa vie.

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En quelle année Brahms créa-t-il son Requiem allemand à Brême ?

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