ParcoursSaint-Sébastien : le Douet (Junior)
Saint-Sébastien : le Douet (Junior)

Saint-Sébastien : le Douet (Junior)

Géolocalisé & Virtuel15 étapes35 min (virtuel)75 min (terrain)

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    La place des Libertés

    Tu es sur la place des Libertés, au cœur du Douet. Le grand bâtiment que tu vois est la maison du Douet, une ancienne maison de riches propriétaires. « Douet », en vieux français, veut dire le lavoir, la source, l'eau. Le ruisseau qui a donné ce nom au village coule toujours sous le quartier. Regarde le kiosque de la place : il a la forme d'un arbre, en souvenir du parc qui poussait ici.

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    Le chemin du Colombage

    Prends le chemin du Colombage, une ruelle bien cachée. La maison à pans de bois qui lui donne son nom se construisait déjà au Moyen Âge. C'est peut-être la plus vieille maison de Saint-Sébastien. Sa voisine porte une petite cabane sur son toit, comme un poste de guet. Que surveillait-on de là-haut ? Les bateaux sur la Loire, disent les uns ; les étoiles, disent les autres. Personne n'a jamais tranché.

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    Les maraîchers de la Chesnaye

    Te voilà rue de la Chesnaye, au pays des jardins. Pendant des générations, les jardiniers de Saint-Sébastien ont nourri Nantes. La terre déposée ici par la Loire est légère, et les légumes y poussent plus vite qu'ailleurs. Chaque matin, des carottes, des poireaux et de la mâche partaient vers les marchés de la ville. Aujourd'hui encore, un grand champ tout près d'ici est cultivé pour les Restos du Cœur.

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    La voyette

    Tu marches dans une voyette, un petit sentier de village. Il a été fait pour les piétons et les brouettes, pas pour les voitures. Il se faufile entre les jardins, le long de vieux murets. Autrefois, ces raccourcis reliaient tout le village : on filait au puits, au four ou au lavoir sans passer par la route. La plupart des cartes ne connaissent même pas ce chemin.

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    L'Oratoire

    Devant toi se dresse un petit monument qui ressemble à une chapelle : l'Oratoire. En 1856, une maladie mystérieuse a frappé le Douet et emporté plusieurs habitants. Les villageois ont fait une promesse : si le mal s'arrêtait, ils bâtiraient ce monument et viendraient le saluer chaque année. Le mal s'est arrêté, l'Oratoire a été construit, et la promesse a été tenue jusqu'en 1954. Remonte la rue de quelques pas : deux belles vieilles maisons se font face.

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    La sente des Pensées

    Tu quittes le goudron pour un sentier qui grimpe entre les jardins. Tu marches à contre-courant : l'eau du ruisseau, elle, descendait dans l'autre sens, vers la Loire. Le ruisseau du Douet coulait juste en contrebas, du côté de Villeneuve. Aujourd'hui il passe sous tes pieds, enfermé dans un gros tuyau depuis 1909. Encore quelques pas et tu arrives aux hameaux qui vivaient de cette eau.

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    Bel-Air

    Te voici rue de Villeneuve, un des trois hameaux qui ont agrandi le village. L'endroit s'appelle Bel-Air, et c'était une aire de battage. Après la moisson, on y frappait les épis de blé avec un fléau pour faire tomber les grains. Il fallait un sol bien dur, du vent et beaucoup de place. Lève les yeux : un très grand cyprès domine les environs, et il vient de très loin.

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    La rue de la Bouline

    La rue de la Bouline tient son nom d'un vieux verbe : bouliner, qui veut dire dégringoler. C'est exactement ce que faisait le ruisseau du Douet, qui entrait dans le village par ici. Tu ne le verras pas. En 1909, on l'a trouvé trop sale et on l'a enfermé dans une grosse canalisation. Il coule pourtant toujours, quelque part sous tes chaussures.

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    La Gendronnière

    Te voilà à la Gendronnière, un hameau qui a donné son nom à la rue. Le nom raconte une histoire de famille : une terre offerte à une fille pour son mariage, puis cultivée par son mari, le gendre. Beaucoup de maisons autour de toi ont deux cents ans. Le hameau a gardé son puits, remis à neuf : cherche-le du regard. Un puits, un four, une aire de battage : chaque petit quartier avait ses équipements à partager.

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    La Gagnerie et L'Écho

    Te voilà à la Gagnerie, au bout de la rue des Courtils. Un courtil, c'est le petit jardin potager collé à la maison. La Gagnerie, elle, tire son nom du gagnage, l'endroit où le gibier vient trouver à manger. Tout près se tenait le café-restaurant L'Écho. On y dansait, on s'y mariait, on y votait : c'était le rendez-vous du village. Il a été démoli en 1998.

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    La ruelle de la Gagnerie

    Glisse-toi dans la ruelle de la Gagnerie, un passage si étroit qu'on s'y croirait sur une île. Tu passes à côté du puits du hameau. Juste à côté se trouvait le four, où les familles venaient cuire leur pain. En repartant vers la Joliverie, ouvre l'œil : tu longeras une belle demeure construite au début du 19e siècle. Elle se dresse au bord de la rue Alexandre Fourny.

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    La Joliverie

    Tu longes le domaine de la Joliverie, devenu un grand lycée. Son vieux nom, Jolivry, veut dire « joli marécage ». Une belle maison appelée « Le Pavillon » s'élevait ici dès 1780, avant d'être démolie au 20e siècle. Elle appartenait à la famille de Boussineau. Aujourd'hui, des milliers d'élèves apprennent un métier sur cet ancien marécage.

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    Le trésor de 1903

    Te voilà presque revenu à ton point de départ, là où un trésor a été trouvé. En 1903, un maçon démolissait un vieux mur du quartier. Sous ses coups, 266 pièces de monnaie sont tombées, cachées là depuis des siècles. Elles étaient glissées à l'intérieur même de la maçonnerie. Personne n'a jamais su qui les avait mises là.

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    La maison à tourelle

    Lève les yeux : une petite tour coiffe cette maison, comme un poste de guet posé sur le toit. C'est la cousine de la maison à cabane que tu as vue au chemin du Colombage. Ici, on a longtemps construit pour voir loin, et plus personne ne sait ce qu'on guettait. Regarde le nom de la résidence voisine : Donostia. C'est le nom de Saint-Sébastien en basque, la langue du Pays basque.

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    Les lavandières du Douet

    Termine par la rue Édouard Hervé, devant l'école du Douet. Sur le mur de l'école, une grande fresque montre des femmes penchées sur leur linge. Ce sont les lavandières, qui ont fait la réputation du village. Il y a cent ans, une vingtaine d'entre elles lavaient le linge des familles au ruisseau et dans la Loire. On les surnommait les poules d'eau. La fresque a été inaugurée en 2014.

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En quelle année un maçon a-t-il trouvé le trésor du Douet dans un vieux mur ?

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