ParcoursLe Tro Breiz, tour sacré de Bretagne
Le Tro Breiz, tour sacré de Bretagne

Le Tro Breiz, tour sacré de Bretagne

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Mode virtuel7 étapes

Partez sur les traces d'un pèlerinage millénaire qui relie les 7 cités saintes de Bretagne. Une aventure spirituelle, historique et humaine au cœur de l'âme bretonne.

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    Les 7 saints fondateurs de Bretagne

    Le Tro Breiz trouve son origine dans le culte des sept saints qui, selon la tradition, ont fondé les évêchés bretons entre le Ve et le VIIe siècle : Saint Samson de Dol, Saint Tugdual de Tréguier, Saint Brieuc, Saint Malo, Saint Patern de Vannes, Saint Corentin de Quimper et Saint Pol de Léon. Tous venus des îles Britanniques, Cornouailles, Pays de Galles, Irlande, ils auraient traversé la Manche pour évangéliser l'Armorique, apportant avec eux le christianisme celtique. Ces « Bretons d'outre-mer » ont laissé leur nom à leurs cités, que les pèlerins visitent encore aujourd'hui. Ensemble, leurs sept tombeaux forment une couronne sacrée autour de la péninsule bretonne.

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    Dol-de-Bretagne, la cité de l'archevêque

    Dol-de-Bretagne est la première cité du Tro Breiz selon la tradition. C'est ici que Saint Samson, moine gallois du VIe siècle, aurait fondé le premier évêché breton vers 553. Sa cathédrale, dédiée à son nom, est un chef-d'œuvre du gothique breton : commencée au XIIe siècle et jamais totalement achevée, elle mêle les styles normand et gothique avec une sobriété austère qui frappe le visiteur. La ville basse, avec ses maisons médiévales à encorbellement, a conservé un visage presque intact depuis le Moyen Âge. Dol fut aussi un lieu de pèlerinage indépendant, attirant des foules venues vénérer les reliques de Samson.

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    Saint-Malo, le saint corsaire

    Saint Malo, ou Maclou, était un moine breton insulaire du VIe siècle, disciple de Saint Brendan, le légendaire navigateur irlandais. Il fonda l'évêché qui porte aujourd'hui son nom sur un rocher face à la mer, un site naturellement défensif qui allait devenir l'une des plus grandes places de commerce maritime de France. La cité intra-muros, entièrement reconstruite après les bombardements de 1944, restitue avec fidélité l'architecture des XVIIe et XVIIIe siècles. C'est dans la cathédrale Saint-Vincent, au cœur de la ville close, que reposent les reliques du saint fondateur. La ville a donné au monde des explorateurs comme Jacques Cartier et Robert Surcouf, l'esprit de Saint Malo semble avoir toujours regardé vers l'horizon.

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    Tréguier, la cité de Tugdual

    Tréguier, petite ville perchée au confluent du Jaudy et du Guindy, abrite l'une des cathédrales gothiques les plus élégantes de Bretagne. Saint Tugdual, prince gallois du VIe siècle, y fonda un monastère qui devint le cœur spirituel du Trégor. La cathédrale Saint-Tugdual, avec ses trois tours asymétriques et son cloître du XIVe siècle, est considérée comme un joyau de l'architecture bretonne. Mais Tréguier est aussi la ville natale d'Ernest Renan, philologue et auteur de la célèbre Vie de Jésus, né en 1823, un paradoxe savoureux pour une cité si profondément chrétienne. Le parcours du Tro Breiz traversait cette ville pour y honorer les reliques de Tugdual, conservées dans la cathédrale.

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    Quimper, la cathédrale aux flèches jumelles

    Quimper, capitale de la Cornouaille bretonne, est la cité de Saint Corentin, premier évêque de la ville selon la tradition. La cathédrale Saint-Corentin, dont la construction s'étala du XIIIe au XIXe siècle, est reconnaissable entre toutes : sa nef présente un coude légèrement dévié par rapport au chœur, une anomalie architecturale que l'on explique tantôt par des contraintes de terrain, tantôt par une symbolisation de la tête inclinée du Christ en croix. Ses deux flèches néo-gothiques, ajoutées seulement en 1856, dominent la vieille ville et encadrent une statue équestre du roi Gradlon, légendaire souverain de la cité engloutie d'Ys. Quimper est aussi le berceau de la faïence bretonne, dont les motifs colorés ornent les maisons de toute la région.

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    Vannes, la cité de Saint Patern

    Vannes, au bord du golfe du Morbihan, ferme le Tro Breiz par le sud. Saint Patern, ou Paterne, y aurait fondé l'évêché au Ve siècle, bien qu'il soit l'un des moins documentés des sept saints. La cathédrale Saint-Pierre de Vannes, construite entre le XIIIe et le XIXe siècle, abrite dans sa chapelle du Saint-Sacrement une rotonde Renaissance qui tranche avec le reste de l'édifice. Vannes fut aussi la capitale politique du duché de Bretagne : c'est ici que les États de Bretagne ratifièrent en 1532 le traité d'Union avec la France, un acte que beaucoup de Bretons considèrent encore aujourd'hui comme une annexion. Les remparts médiévaux et les célèbres lavandières sculptées en font l'une des plus belles villes closes de Bretagne.

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    Le Tro Breiz aujourd'hui : renaissance d'un chemin

    Longtemps tombé dans l'oubli après la Révolution française, le Tro Breiz a été officiellement ressuscité en 1994 par une association de passionnés qui a rebalisé l'intégralité du circuit. Aujourd'hui, le chemin fait environ 600 kilomètres et relie toujours les sept cathédrales, avec des variantes possibles. Chaque été, des milliers de pèlerins, croyants, marcheurs, curieux de patrimoine, se mettent en route, portant le bourdon (le bâton de pèlerin) et la coquille, symboles universels du chemin. Le Tro Breiz est aussi un acte d'identité culturelle : marcher ce chemin, c'est affirmer une appartenance à la Bretagne profonde, à ses saints, à ses paysages de landes et de côtes. Il a été inscrit comme itinéraire culturel européen, rejoignant ainsi les grands chemins de Compostelle dans la famille des pèlerinages reconnus.

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En quelle année le Tro Breiz a-t-il été officiellement ressuscité et rebalisé par une association bretonne ?

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